Partout où je me suis rendu cet été, on m’a posé la question, « est‑ce qu’il y aura des élections cet automne »? D’un bout à l’autre de la circonscription, cela inquiétait beaucoup d’électeurs de Stormont‑Dundas‑South Glengarry. En fait, c’est la question qu’on me pose le plus souvent où que j’aille.
Le Parti libéral a tenu son caucus estival en Nouvelle‑Écosse du 30 août au 1er septembre. Au cours de ces rencontres, Michael Ignatieff et tous les députés libéraux devaient décider s’ils allaient faire tomber notre gouvernement conservateur à l’automne. Je ne crois pas que cette décision sera prise à la légère. Vous vous souviendrez qu’à cette époque l’an dernier, M. Ignatieff est sorti de leur réunion en faisant sa désormais tristement célèbre déclaration : « M. Harper, votre temps est écoulé! » Et comme nous le savons maintenant, il a passé les douze derniers mois à éviter quoi que ce soit qui pourrait concerner des élections. Beaucoup de députés libéraux n’étaient pas très heureux de leur chef à propos de cet incident. Je crois que la décision sera prise beaucoup plus au sérieux cette fois et j’espère certainement qu’ils ne décideront pas d’imposer des élections cet automne.
Les Canadiens ne veulent pas d’élections. Vous, les électeurs de Stormont-Dundas-South Glengarry, ne voulez pas d’élections. Vous avez été très clairs à ce sujet dans votre correspondance et dans les innombrables discussions que j'ai eues avec vous en personne. Soit dit en passant, nous du gouvernement conservateur ne voulons pas d’élections en ce moment non plus. Le rétablissement économique est fragile, nos programmes de relance ne sont pas encore terminés et, très franchement, il n'y a pas d'enjeu pressant dans ce pays qui justifie une dépense de 300 millions de dollars pour faire des élections.
Je crois que nous devons garder le cap. Notre économie est en train de se rétablir, des emplois sont créés, notre déficit diminue plus rapidement que prévu, et les Canadiens et les Canadiennes redeviennent optimistes à propos de notre futur. Si la décision de provoquer des élections demeure entre les mains de M. Ignatieff, j’espère que des esprits plus calmes ont prévalu en Nouvelle‑Écosse et que les libéraux ont pris une décision responsable.
L’expérience m’a appris que les discussions en caucus peuvent devenir très animées. Je suis certain que le caucus libéral est divisé. Certains députés vont vouloir des élections immédiatement tandis que d’autres voudront attendre. Quand notre caucus conservateur doit prendre des décisions qui suscitent des divergences d'opinion parmi nos membres, le principe directeur est le suivant : « peu importe qui a raison ou tort, quelle est la bonne décision pour notre pays »? Si les libéraux décident sur cette base, je suis certain que nous n’aurons pas d’élections à l’automne.
Guy Lauzon, député
Stormont-Dundas-South Glengarry