À la défense des victimes de la criminalité en col blanc
mai 10, 2010

Un certain nombre de criminels en col blanc de haut vol ont fait la une de l’actualité au cours des derniers mois. Bernie Madoff et Earl Jones sont devenus des cas d’espèce, car ils ont été condamnés pour avoir dépouillé de plusieurs millions de dollars des aînés sans méfiance.
 
Ces deux cas exemplaires ont mobilisé l’attention les médias internationaux en raison de leur ignominie et des conséquences dévastatrices qu’elles ont eues pour les victimes.  Ces deux criminels ont virtuellement détruit la vie de centaines d’aînés. Certains de ces derniers vivent ici, à Stormont—Dundas—South Glengarry, et j’ai eu l’occasion d’écouter leurs témoignages poignants.
 
M. Madoff mourra en prison en raison de la lourde peine qui lui a été infligée en vertu du régime judiciaire américain, tandis que M. Jones ne passera que quelques années en prison, car il a été condamné en vertu des lois sur la fraude, laxistes, qui sont celles du régime judiciaire canadien.
 
Ces deux escrocs ne sont que deux exemples parmi tous ceux qui sont à l’affut d’investisseurs, d’entrepreneurs et de collectivités sans méfiance, partout au Canada. La criminalité en col blanc est à la hausse dans toutes les régions du pays, et il faut y mettre un terme.
En vertu de la législation actuelle, les criminels condamnés pour fraude peuvent, dans les faits, purger une peine minimale dans le confort de leur foyer en vertu d’une assignation à domicile. Notre gouvernement veut changer cela. Le ministre de la Justice, Rob Nicholson, vient de déposer un projet de loi qui établira, pour les fraudes de plus d’un million de dollars, une peine de prison obligatoire qui ne pourra être inférieure à deux ans.
 
Ce projet de loi prévoit également que les juges devront envisager, dans tous les cas de fraude, le dédommagement des victimes par le contrevenant. Il vise également à permettre aux groupes touchés de présenter en cour des déclarations des répercussions sur la collectivité et aux victimes de présenter des déclarations de répercussions personnelles.
 
J’appuie ce projet de loi, parce que j’ai eu l’occasion d’écouter les témoignages de ceux dont la vie a été détruite par des criminels en col blanc, et parce que je crois aussi que notre régime judiciaire doit faire passer les droits des victimes avant celui des criminels. Il est grand temps que la « justice » retrouve la place qui est la sienne dans notre système judiciaire.
 
Guy Lauzon, député
Stormont-Dundas-Glengarry sud
 

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